Asie

Mini-guide du voyage en Indonésie

L’ Indonésie est un pays chargé d’histoire et de cultes que vous pourrez admirer tout au long de votre parcours.

Superficie : 1 900 000 km2 de terres émergées (3,5 fois la superficie de la France) et 7 000 000 km2 de surfaces marines. Pour parler de leur pays, les Indonésiens disent souvent « Tanah air kita » (« Notre terre et notre eau »). L’Indonésie est en effet un archipel qui compte 17 000 îles et qui s’étend sur 5 000 km d’est en ouest et 1 700 km du nord au sud. Les 5 plus grandes îles (Bornéo, Sumatra, Irian Jaya, Célèbes et Java) représentent à elles seules 90 % du territoire.
Frontières : L’Indonésie ne partage des frontières terrestres qu’avec la Malaisie et le sultanat de Brunei, avec lesquels elle partage l’île de Bornéo, et la Papouasie Nouvelle-Guinée à l’extrême est. Le pays a des façades maritimes sur l’Océan Indien au sud, la mer de Chine méridionale au nord et l’Océan Pacifique à l’est.
Points culminants : L’Indonésie est un archipel très montagneux, avec pas moins de 500 volcans en activité. Beaucoup d’entre eux dépassent les 3 000 m d’altitude. Le plus haut sommet est le Puncak Jaya avec plus de 5 000 m.
Principaux fleuves : Il n’y a pas de grand fleuve en Indonésie, seulement des rivières qui descendent des volcans pour se jeter dans la mer.
Climat : L’Indonésie se situe à cheval sur l’équateur. Le climat est chaud (entre 26 et 32 °) et humide tout au long de l’année. Les températures peuvent atteindre 0° en altitude. La saison des pluies, moins marquée que dans d’autres pays asiatiques, a lieu de novembre à mars.
Nombre d’habitants : 240 000 000 habitants. Densité de population : 121 hab/km2. Mais 70 % de la population se concentre sur Java, une île quatre fois plus petite que le France, où la surpopulation est très importante.
Population urbaine : environ 50%. Capitale : Jakarta, à l’ouest de l’île de Java (14 000 000 hab).
Villes principales : Bandung (4 000 000 hab) et Surabaya (3 000 000 hab) sont les principales villes après Jakarta. Elles sont aussi situées à Java. Puis viennent Medan, Palembang et Padang sur l’île de Sumatra, Yogyakarta et Semarang à Java, Ujung Pandang aux Célèbes, Banjarmasin à Bornéo.
Organisation régionale : l’Indonésie est composée de 33 provinces.
Langue : Le « bahasa indonesia », langue dérivée du malais, est la langue officielle. Plus de 700 dialectes sont également parlés à travers l’archipel
Religions : La religion dominante est de loin l’islam. L’Indonésie est le premier pays musulman du monde en nombre d’habitants. Les autres religions cohabitent globalement sans problème : bouddhisme, hindouisme (notamment à Bali), christianisme.
Nature de l’Etat : L’Indonésie est une jeune démocratie avec un régime multipartis. Le Président de la République (actuellement Susilo Bambang Yudhoyono) est élu au suffrage universel. Un euro vaut environ 12 500 roupies (janvier 2010). La roupie indonésienne suit le taux de change du dollar US.

PIB par habitant : 3 975 $ US/hab
Principales ressources : Les principales ressources de l’Indonésie sont les hydrocarbures, les minerais, le  bois, le café, le caoutchouc,  l’huile de palme, le riz, coprah, le textile, les produits chimiques et le tourisme.
L’Indonésie s’étend sur 5000 kilomètres d’îles et d’îlots parsemés sur une mer de jade, c’est dire si les sites indonésiens sont divers et variés.

Ils figurent parmi les plus remarquables de l’Asie du Sud Est.

L’Indonésie comprend plus de 17.000 îles, dont 6.000 sont habitées et les 5 principales constituent les 90% du territoire.

Le Kalimantan (partie indonésienne de Borneo), Sumatra, Irian Jaya, Sulawesi, Java et Bali, bien plus célèbre par l’affluence des visiteurs que par ses km2.L’indonésie vous propose une étonnante diversité géographique : volcans énormes en activités ou en sommeil mais toujours sacrés, des forêts tropicales, des rizières en terrasses, des plages de sable blanc ou de sable noir, des mers bleutées et transparentes.
L’archipel indonésien est très montagneux. Beaucoup de sommets dépassent 3000 mètres, le plus élevé étant en Irian Jaya qui culmine à 5665m.
On compte plus de 500 volcans en Indonésie dont le quart encore en activité. Nombre d’entre eux peuvent se visiter.
La nature généreuse engendre une végétation exubérante et démesurée. Des arbres de Borneo peuvent atteindre 70m, la rafflesia (fleur poussant à Sumatra) mesure 1m de diamètre et pèse 8kgs, les tiges de l’orchidée du Tigre peuvent atteindre 3m de long et le fruit du jaquier pèse souvent une dizaine de kgs.

La plaisanterie courante en Indonésie est: « si on plante une allumette, elle devient un arbre ! ».
La mer est omniprésente en Indonésie, bordée à l’ouest par l’Océan Indien et à l’Est par l’océan Pacifique.

Les lacs sont nombreux et quantité de rivières descendent des volcans.
Le climat :
Située de part et d’autre de l’équateur, l’Indonésie entière jouit d’un climat chaud et humide toute l’année.

Les températures oscillent entre 26 et 32 ° mais peuvent tomber jusqu’à 0° dès que l’on atteint 2000 m d’altitude. Le taux d’humidité est dans l’ensemble très élevé, mais un peu moins dans la partie est de l’archipel qui est un peu plus sec.
Sans parler de mousson comme celle qui frappe des pays comme l’Inde ou le Bangladesh, il y a en Indonésie une saison des pluies et une saison plus sèche.

La saison des pluies s’étend de novembre à mars. Les orages éclatent souvent en fin de journée ou la nuit. La pluie est chaude, violente, le bruit assourdissant. Les averses sont généralement de courte durée et le ciel devient magnifique dès qu’elles s’arrêtent.  Pendant la saison « sèche », le temps est plus variable, le ciel moins bleu et la pluie rare.
Dans les îles proches de l’équateur, et surtout si elles ont des sommets montagneux, il peut pleuvoir tous les jours. En revanche, d’autres régions, proches de l’Australie, peuvent connaître la sécheresse.
Et l’environnement ?L’Indonésie est un gigantesque réservoir naturel : mer, montagnes, jungle, rizières, plages, faune, flore …

L’archipel offre une grande variété de paysages tous aussi magnifiques les uns que les autres.
Mais les préoccupations environnementales sont encore loin de figurer parmi les priorités des autorités et des habitants.

Malgré l’existence de parcs naturels où la nature est préservée, les intérêts économiques à court terme prévalent sur la préservation de l’environnement à long terme.
Incendie de la forêt primaire au profit de plantations vivrières, exploitation illégale d’essences rares, destruction des coraux sous-marins, commerce illicite d’animaux protégés, absence de traitement des déchets, de politiques d’urbanisme ou de réduction de la pollution dans les grandes villes, de campagnes de sensibilisation sur la propreté et le respect de l’environnement …..  Tout ceci est la réalité actuelle en Indonésie.
La prise de conscience d’une minorité indonésienne attentive au développement durable, ainsi que le début d’un tourisme socialement et écologiquement responsable, peut néanmoins amener petit à petit l’Indonésie à prendre conscience de l’intérêt de préserver cette richesse naturelle incroyable. Mais le chemin reste long …
La population :
L’Indonésie partage avec la Malaisie et les Philippines une appartenance au monde malais.

Au-delà de cette définition large, les 350 ethnies présentent des différences culturelles, linguistiques et physiques, voire religieuses, beaucoup plus importantes que celles des peuples européens. A titre d’exemple, les membres de la minorité chinoise présentent peu de très communs avec les papous d’Irian Jaya.
Des estimations récentes estiment le nombre d’habitants de l’Indonésie à plus de 240 millions. 130 millions de personnes vivent sur Java, l’île la plus peuplée du monde.
La plupart des Indonésiens descendent des populations de langue austronésiennes originaires de Taïwan. L’autre origine majeure de la population est la Mélanésie, à l’est de l’Indonésie. Il y a en tout environ 300 peuples distincts en Indonésie et 742 langages et dialectes différents.
La population la plus représentée en Indonésie est l’ethnie javanaise, qui représente 45 % de la population et qui est politiquement et culturellement dominante. Après les Javanais, ce sont les Sundanais, les Malais et les Madurais qui sont les plus nombreux.
Il existe un sentiment national indonésien qui cohabite avec des identités régionales maintenues farouchement. La société est globalement stable même si des tensions religieuses, culturelles ou sociales ont pu mener à des moments de violence intenses (à la suite à la politique de transmigration par exemple).
Les Chinois d’Indonésie représentent une minorité de 1 % mais celle-ci est très influente. Ils contrôlent la majorité des commerces privés et de la richesse du pays. Ceci provoque un fort ressentiment envers eux et même des violences anti-chinoises.
L’histoire de l’Indonésie :L’Indonésie se situe sur la route maritime entre l’Inde et la Chine, son histoire au cours des derniers siècles est donc façonnée par la navigation et commerce. Jusqu’au XVème siècle : les royaumes bouddhistes et hindouistes
Bouddhisme et hindouisme s’enracinent facilement, notamment à Sumatra, où émerge au VIIème siècle le royaume bouddhiste de Sriwijaya, dont la capitale était l’actuelle Palembang sur la côte est de l’île. Pendant une durée exceptionnellement longue de 6 siècles, Sriwijaya s’est imposé par ses prêtres et ses marchands sur tout l’est de l’Indonésie.
Affaiblie par les conflits avec ses voisins siamois au nord et javanais à l’est, le royaume s’affaiblit et finit par disparaître.
Pendant la même période, plusieurs dynasties bouddhistes et hindouistes s’épanouissent à Java, sans toutefois atteindre la puissance et le rayonnement de Sriwijaya. Ces royaumes javanais nous ont néanmoins laissé des chefs d’œuvre comme les temples de Borobudur et de Prambanan, près de Yogyakarta au centre de Java, ou l’adaptation du Ramayana ou du Mahabharata.
De 1294 à 1478, Java voit l’apogée d’un empire, dans lequel cohabitent le bouddhisme et l’hindouisme, qui va préfigurer l’Indonésie unifiée moderne, le royaume de Majapahit. En l’espace de quelques décennies, l’un de ses rois, Hayam Wuruk, et son premier ministre, Gadjah Mada, vont organiser l’administration du royaume, coloniser, conquérir ou contrôler les régions côtières de la péninsule malaise et de l’archipel indonésien. Gadjah Mada reste aujourd’hui un héros populaire. On trouve proportionnellement autant de rues portant son nom que de rues Charles de Gaulle en France. Après la mort de ces deux figures légendaires, Majapahit décline et finit par être démantelé. A Sumatra et à Java, se dressent désormais les minarets d’une nouvelle religion.
La conversion de l’archipel à l’islam
Les routes maritimes ont favorisé l’arrivée de l’islam comme elles l’avaient fait pour le bouddhisme et l’hindouisme. Ce sont les marchands indiens convertis qui ont diffusé l’islam, tout d’abord à Sumatra compte tenu de son emplacement stratégique, dès le XIIIème siècle.
Le sultanat le plus connu est celui de Malacca, situé sur la péninsule malaise en face de Sumatra. Il est l’illustration de la symbiose entre le commerce et la religion : Malacca est à cette époque l’équivalent des grands ports de containers que sont aujourd‘hui Anvers ou Shanghai.
Dès le XVIème siècle, de nombreux sultanats apparaissent, toujours intimement liés au commerce : Aceh au nord de Sumatra, ou Demak sur la côte nord de Java.
L’arrivée des Européens
Les Espagnols et les Portugais sont les premiers européens à avoir osé franchir les océans, grâce au génie de leurs ingénieurs navals et aux cartes maritimes obtenues auprès des navigateurs arabes, qui les avaient largement devancés sur les océans.
L’attrait de l’Asie pour les Portugais repose principalement sur les épices. Clou de girofle, poivre, noix de muscade, cannelle, sont des denrées connues en Europe mais rares et donc chères.  Des noms célèbres sont associés à cette époque de développement commercial : Vasco de Gama, Albuquerque,  Serrao. Les Portugais, comme les marchands indiens, chinois et arabes avant eux, apportent dans leurs cales une nouvelle religion, le catholicisme : en 1546, saint François-Xavier arrive à Ambon, aux Moluques, haut lieu de la production des épices.
La puissance militaire, accompagnée de nombreux massacres des populations locales, leur permet de mettre à bas le royaume commercial et musulman de Malacca, mais leurs bases logistiques européennes sont trop lointaines et ils ne réussissent pas à créer un véritable empire commercial. Bien que n’ayant pas pu s’imposer durablement, les Portugais ont laissé à l’Indonésie le catholicisme, encore très présent dans quelques îles de l’est de l’Indonésie comme Florès ou Timor.
A la fin du XVIème siècle, il n’y a plus de grand royaume en Indonésie, mais de nombreux sultanats avec lesquels les Portugais font du commerce.
Les Hollandais et la course aux épices
Les Pays-Bas comme toutes les puissances maritimes et commerciales depuis plus de 1000 ans, se trouve à son tour attirée vers l’Asie et ses richesses. Après une succession de campagnes individuelles de riches armateurs, la présence hollandaise prend corps en 1602 grâce à la fusion de ces sociétés commerciales en une puissante compagnie, la Compagnie des Indes Orientales (VOC en hollandais).
Les immenses profits et la perspective de déloger les Portugais amènent les autorités hollandaises à concéder à la VOC un pouvoir discrétionnaire sur les Indes néerlandaises : pouvoir militaire, construction de places fortes, signature de traités commerciaux. La VOC gouverne de fait l’archipel, installe en 1609 sa base à Batavia (la future Jakarta) sur la  côte nord de Java, à partir de laquelle elle poursuit sa quête du monopole des épices. Pendant 200 ans, ses gouverneurs généraux jouiront d’un pouvoir absolu et mettront les îles productrices d’épices comme les Moluques et les Célèbes en coupe réglée, en n’hésitant à réprimer dans le sang toute résistance des habitants.
Du commerce à la colonisation
De 1600 à 1800, en deux siècles de présence commerciale, les Hollandais ont exploité les ressources des régions côtières de l’archipel. Ils se sont imposés par les armes, et ont neutralisé les potentats javanais par des jeux d’alliance.
Mais ce n’est qu’au début du XIXème siècle, après la faillite de la puissante VOC causée par la chute des cours mondiaux, qu’Amsterdam reprend en main les Indes Néerlandaises et entreprend une véritable de politique de colonisation.
Mentionnons l’intermède de quelques années, entre 1811 et 1816, pendant lesquelles les Anglais, installés en Malaisie et à Singapour, prennent le contrôle de  Java. Le gouverneur britannique de l’époque, Thomas Raffles, est célèbre pour avoir découvert les ruines du temple de Borobudur et entrepris de le dégager de l’emprise de la jungle dans laquelle il était enfoui depuis plusieurs siècles.
Citons également à cette même époque, la guerre de Java, menée de 1825 à 1830 contre les Hollandais par le prince Diponegoro, fils du sultan de Yogyakarta. Cette révolte populaire, dénoncée par les aristocrates et les nobles javanais qui craignaient de perdre les privilèges concédés par les colonisateurs, a été très meurtrière : 8 000 européens et 20 000 javanais y ont perdu la vie.
Le traumatisme de cette guerre aura pour conséquence la disparition pour plus d’un siècle de toute idée d’indépendance, mis à part des résistances isolées comme à Aceh au nord de Sumatra, ou à Bali au début du XXème siècle avec les suicides collectifs des cours royales.
Ces deux intermèdes passés, les Hollandais peuvent alors mettre en place les bases d’une exploitation coloniale en bonne et due forme.
Les épices étant devenues des produits de consommation courante, sont introduits de nouveaux produits comme le café, le thé et le sucre, le tabac et l’huile de palme. Suivront plus tard au XIXème siècle le caoutchouc et le pétrole.
Dans un premier temps exploitées par des sociétés d’état, les plantations sont ensuite ouvertes aux planteurs privés. Avec l’aide active de l’aristocratie javanaise, intéressée financièrement aux récoltes, les plantations hollandaises prospèrent, grâce à une main d’œuvre souvent obligée de travailler gratuitement.
Dans le même temps, sont construits ponts, routes et chemins de fer, indispensables pour acheminer les récoltes vers les ports. Un embryon de système éducatif et de santé voit le jour, largement inspiré des premières tendances éthiques et humanitaires portées par la métropole.
Avant la deuxième guerre mondiale, et malgré la crise de 1929, la Hollande est grâce à l’Indonésie une grande puissance mondiale.

1900 – 1945 La naissance d’une nation
Les colons hollandais, ayant permis l’émergence par l’éducation d’une classe moyenne indonésienne, ont favorisé la création d’un courant nationaliste, qui va progressivement prendre de l’importance entre les deux guerres mondiales. De nombreuses associations, mouvements religieux et partis voient le jour, dont le Parti Communiste Indonésien.
C’est à cette époque que s’impose le bahasa indonesia, langue dérivée du malais, comme langue véhiculaire de l’archipel. Le futur hymne national et le drapeau blanc et rouge apparaissent aussi.
Les Hollandais tentent sans succès de freiner ce mouvement de fond. Mais leur défaite éclair contre un autre peuple asiatique, le Japon, qui envahit facilement la Chine et les colonies européennes en 1940, signe la fin de leur domination en Indonésie.
Les nouveaux colons japonais se révèlent vite de terribles maîtres, encore plus exigeants que les Hollandais car ils financent leur effort de guerre en pressurant le pays au maximum. Les réquisitions et les brutalités de l’occupant japonais ont laissé des traces encore palpables aujourd’hui dans les relations entre les deux pays.
La défaite du Japon entraîne le 17 août 1945 la déclaration d’indépendance. Les Pays-Bas reconnaissent cette indépendance en 1949 après 4 ans d’un conflit perdu d’avance.1950 – 1965 L’apprentissage de la démocratie
Comme dans beaucoup d’anciennes colonies à travers le monde, l’accès à l’indépendance favorise la multiplicité des tendances et des partis politiques, ainsi que des insurrections régionales. Les premières années de la République indonésiennes sont marquées par une grande instabilité politique, une politique intérieure d’inspiration socialiste, et par une politique extérieure marquée par l’anti-impérialisme.
L’Indonésie organise en 1955 à Bandung la conférence afro-asiatique, qui marque le rapprochement entre de nombreux pays fraîchement décolonisés.
Sukarno, l’un des pères de l’indépendance et premier président charismatique, tente de reprendre les choses en main et met en place une démocratie « dirigée ». Il ouvre la porte à l’influence de l’armée dans la gouvernance du pays, tout en se rapprochant du parti communiste, en exaltant le sentiment nationaliste et en créant autour de sa personne un véritable culte de la personnalité.
1965 – 1998 L’ordre nouveau : l’ère Suharto
En 15 ans de règne, Sukarno n’a pas réussi à stabiliser la jeune démocratie. En 1965, la situation économique fragile se détériore et l’influence du Parti Communiste grandit. L’Indonésie se rapproche des pays communistes asiatiques, faisant craindre à l’occident la création d’un nouveau front communiste au sud de l’Asie.
En septembre 1965, selon la version officielle, plusieurs généraux sont assassinés par des jeunes officiers sympathisants communistes. Une autre version attribue ces meurtres à l’armée, qui pouvait dès lors se servir de ce prétexte pour reprendre le pays en mains.
Il s’ensuit pour l’Indonésie une des périodes les plus noires de son histoire. Une folie meurtrière, l’amok, parcourt le pays pendant plus de 6 mois, au cours desquels des massacres de sympathisants communistes, réels ou supposés, font de 500 000 à 1 million de morts.
Cette guerre civile se termine par le départ de Sukarno, l’accession au pouvoir du général Suharto, l’interdiction du Parti Communiste, la rupture des relations diplomatiques avec la Chine et le rapprochement avec les Etats-Unis.
Pendant les trente années suivantes, Suharto exerce un pouvoir dictatorial. Le pays connaît une relative stabilité politique et amorce un réel développement économique, d’abord grâce aux revenus du pétrole puis, avec la chute du prix du brut en 1986, grâce à une politique de libéralisation qui provoque un essor de l’investissement étranger.
Une jeune démocratie
1997, année de la crise asiatique. En quelques mois, le système financier et économique indonésien s’effondre, entraînant la fuite de l’investissement étranger sur lequel reposait en grande partie le développement du pays.
La crise fait également exploser le système de corruption à grande échelle mis en place par Suharto pour sa famille et ses proches pendant des décennies.
Les étudiants sont dans la rue, le peuple se révolte. La minorité chinoise, qui tient les rênes du commerce grâce à sa proximité avec le pouvoir en place, paye le prix fort : assassinats, viols, incendies marquent dans le sang la fin d’une période.
Sous la pression de la rue, Suharto démissionne en 1998. Son vice-président, Jusuf Habibie, le remplace.
En 1999, le Timor oriental fait sécession après 25 ans d’occupation militaire par l’Indonésie, occupation condamnée par la communauté internationale à cause de la répression brutale qui y sévissait. Cette même année se tiennent les premières élections démocratiques depuis 1955. Celles-ci voient la victoire d’Abdurrahman Wahid, destitué en 2001. Sa vice-présidente, Megawati Soekarnoputri, la fille de Soekarno, est élue présidente. Première femme aux commandes du plus grand pays musulman du monde.
Depuis 2000, l’Indonésie fait face à une vague d’attentats terroristes islamistes dont l’attentat du Jakarta Stock Exchange en 2000 et l’attentat de Bali en 2002. En 2004, grâce à un amendement de la constitution, se tient la première élection présidentielle au suffrage direct. Susilo Bambang Yudhoyono est élu président.

La politique :Le système politique de l’Indonésie est une démocratie constitutionnelle.
Le système actuel est le résultat de divers amendements constitutionnels après la chute du régime autoritaire de Suharto en 1998.

Depuis 2004, l’élection du Président  a lieu au suffrage universel tous les 5 ans.

Le pouvoir législatif est composé de deux chambres: la Chambre des représentants (DPR) et l’Assemblée des représentants régionaux (DPD), chargé de traiter les affaires régionales. L’organe constitutionnel suprême est l’Assemblée consultative du peuple (MPR), composée des deux chambres.
Les six années qui ont séparé la chute de Suharto et la première élection au suffrage universel en 2004 ont vu trois présidents de transition.

Suharto fut remplacé par son vice-président, BJ Habibie, qui a répondu aux attentes du public en introduisant des réformes politiques. La plus importante de ces réformes a été la tenue de vraies élections parlementaires pluralistes en Juin 1999. Les parlementaires désignent fin 1999 comme Président le dirigeant musulman modéré Abdurrahman Wahid. Après une période de 18 mois sans avancée majeure dans le traitement des problèmes de fond que connaît l’Indonésie, l’Assemblée révoque le président Wahid et le remplaçe par sa vice-présidente, Megawati Soekarnoputri, fille du premier Président indonésien Soekarno.
Durant le mandat de la Présidente Megawati, la situation économique s’améliore (malgré la faiblesse des investissements étrangers faibles et un fort taux de chômage) et la situation politique se stabilise. C’est sous son gouvernement qu’est décidée l’élection du Président au suffrage universel. Le 20 septembre 2004, Susilo Bambang Yudhoyono gagne l’élection par 61% contre 39% pour Megawati.
Le président Susilo Bambang Yudhoyono, élu en septembre 2004 et réélu en juillet 2009 dès le 1er tour, a engagé une politique de réformes politiques et économiques afin de stabiliser la situation interne du pays, de poursuivre l’assainissement de son économie et à plus long terme de rétablir la place de l’Indonésie sur la scène internationale.

Sur le plan intérieur, le président Yudhoyono s’est efforcé de démocratiser la société indonésienne et de pacifier les conflits régionaux.
La démocratisation de la société passe, en premier lieu par une réforme de l’outil militaire, dans un pays où l’armée (TNI) joue, depuis 1965, un rôle politique de premier plan, légitimé par le souci de garantie de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale. Le processus de réforme de l’armée, engagé depuis 2002, s’est traduit par la suppression des sièges réservés aux militaires au parlement, la responsabilité des opérations de maintien de l’ordre remise à la police, et par un profond renouvellement de l’état-major. Cependant, la TNI continue à disposer de financements qui lui sont propres (activités économiques annexes, voire trafics en tout genre). En dépit de la reprise en mains effectuée par le président Yudhoyono, le contrôle par le pouvoir politique des forces armées sur le terrain continue par ailleurs d’être problématique.
S’agissant des conflits régionaux, la pacification d’Aceh (nord de Sumatra) constitue, à ce jour, le succès majeur du premier mandat Yudhoyono. La situation reste tendue en Papouasie, depuis la promulgation de la loi d’autonomie spéciale de 2001, mal acceptée par la population, et l’assassinat du chef indépendantiste Theys Eluay, fin 2001.

Le gouvernement s’est résolument engagé dans la lutte contre le terrorisme islamiste qui constitue un enjeu majeur dans un pays dont près de 90 % des habitants sont musulmans. La Jemaah Islamyah, organisation terroriste responsable des attentats de Bali, a été en partie démantelée. La menace terroriste est néanmoins toujours présente, de manière latente.
Les rendez-vous électoraux de l’année 2009 (élections législatives le 9 avril et élections présidentielles en juillet 2009) ont permis de confirmer la consolidation des institutions démocratiques du pays. Les élections législatives se sont déroulées dans le calme, malgré quelques incidents pendant la campagne électorale à Aceh et en Papouasie. Les trois grands partis séculiers sont arrivés en tête devant les partis islamiques, qui ont rassemblé le quart des suffrages (contre près de 35 % en 2004). Les élections présidentielles, qui ont vu le succès du Président sortant Yudhoyono avec environ 60 % des voix face à l’ancienne Présidente Megawati Sukarnoputri et au Vice-Président sortant Jusuf Kalla, se sont également déroulées dans le calme et n’ont donné lieu à aucun incident en dépit de quelques contestations sur l’établissement des listes électorales (qui comptent plus de 170 millions d’électeurs).
Les religions :90% des Indonésiens sont musulmans, faisant de l’Indonésie le premier pays musulman du monde. Le port du voile et le nombre croissant de mosquées sont une réalité depuis une vingtaine d’années, et il existe en Indonésie une ultra minorité fondamentaliste prônant la charia et l’instauration d’un état islamique.
On a beaucoup parlé ces dernières années de l’intégrisme : les attentats de Bali en 2002, les violences inter confessionnelles en 1997 et 1998, l’explosion de  bombes à Jakarta en 2009 ….
Mais une écrasante majorité des Indonésiens vivent leur religion de manière très décontractée, sans prosélytisme, avec une grande neutralité et de manière totalement pacifique. Au cours des siècles qui ont forgé son histoire, l’Indonésie a connu toutes les religions : l’animisme dans les temps les plus reculés, le bouddhisme et l’hindouisme jusqu’au XVème siècle, l’arrivée de l’islam à partir du XIVème siècle, puis le catholicisme avec les Portugais.
La plupart des musulmans, lorsqu’ils se marient, adoptent le decorum et les traditions héritées de l’hindouisme, beaucoup de catholiques ne mangent pas de porc et jeunent pendant le ramadan, l’islam est fortement teinté d’animisme dans les petites îles de la Sonde à l’est de Bali …..
On trouve des points communs dans les différentes formes d’art à travers toute l’Indonésie : danses traditionnelles, musique, théâtre populaire etc., mais les Indonésiens sont également très attachés à leurs cultures régionales.

Le cinéma et la littérature sont très peu développés, mis à part quelques noms célèbres comme l’écrivain Pramoedya Ananta Toer.
L’art de la danse est beaucoup plus répandu, qu’ils s‘agisse de danses populaires modernes, de danses traditionnelles religieuses comme à Bali ou de danses de cérémonie comme dans les palais de Java.
La danse se marie souvent avec la musique et le théâtre, deux autres arts populaires traditionnels.

La forme de musique la plus répandue est jouée par les « gamelan », orchestre d’instruments traditionnels comportant flûtes, gong et tambours. Il existe aussi une musique populaire moderne très variée et très appréciée des Indonésiens, dont le fameux « dangdut ». Cet art populaire mêle chant et déhanchements suggestifs qui peuvent apparaître surprenants dans un pays musulman.
Le théâtre prend plusieurs formes : spectacles de danse scénarisée, théâtre masqué balinais et plus généralement le « wayang », spectacle avec des  marionnettes en bois ou en ombres chinoises.
Ajoutons enfin l’artisanat et les objets de décoration, très prisés par les visiteurs étrangers, et que l’on trouve à profusion notamment à Java et à Bali.La gastronomie : La cuisine indonésienne est très variable et peut être adaptée au goût européen. Les épices font partie intégrante de la cuisine indonésienne et jouent un rôle très important dans la préparation des plats.

La base est le riz. Sur une assiette remplie de riz, on dispose quelques petits morceaux de viande en sauce ou en brochette (saté), des légumes sautés et quelques piments. Il n’y a pas d’entrée, ni de dessert.

On utilise beaucoup le lait de coco, que l’on retrouve dans presque toutes les cuisines.

A travers le pays, on trouve quelques plats passe-partout auxquels vous ne pourrez échapper.

– le Saté : ce sont des mini brochettes (de poulet, de poisson, de bœuf, de mouton ou de porc) grillées au feu de bois et dégustées avec une sauce à la cacahuète.

– le Rijstaffel : le meilleur repas que l’on puisse faire à plusieurs. Le centre du plat est le riz, autour duquel seront servis 10 à 20 plats différentes

– Nasi goreng ou mie goreng : le riz ou les nouilles sont frits avec de petit morceaux de viande, quelques crevettes et légumes sautés.

– Le gado gado : c’est un mélange de légumes cuits à la vapeur et servis avec la sauce aux cacahuètes et épicée.

– le Soto ou gulai : c’est une sorte de ragoût de viande ou poisson. On peut y ajouter de la crème de noix de coco, des légumes, que l’on relève avec du piment rouge (sambal) et du citron vert.

– Babi Guling : porcelet rôti, le plat favori de l’île de Bali.

– Rendang : c’est une spécialité de Sumatra, les morceaux de viande de bœuf cuits dans des épices, des herbes et  la crème de noix de coco pendant de longues heures.
Les vins locaux sont : le Brem, à Bali uniquement, et Le Tuak que l’on trouve dans toute l’Indonésie.

Le Brem est un vin de couleur rouge, fait à partir du riz noir. Le tuak, titrant 7° à 8°, est un vin blanc extrait du palmier à sucre. Sec et trouble comme le vin nouveau tiré après les vendanges, c’est le vin que les paysans boivent lors des fêtes de village.

La bière locale est très bonne, la Bintang et la Angker. Quand vous commandez une bière, pensez toujours à préciser « large ou small (grande ou petite) ».
L’Indonésie est le paradis des fruits : mangues, mangoustan, ramboutan, ananas, petites bananes sucrées, papaye, sirsak. Salade de fruits au petit déjeuner, jus de fruits frais à toute heure de la journée, n’hésitez pas à vous faire plaisir !
Si vous en avez l’occasion, goûtez le fameux durian, gros comme un ballon de rugby avec une écorce épineuse. Son odeur est tellement particulière (certains disent forte) que le transport en cabine d’avion est interdit. C’est comme le munster, le goût est très différent de l’odeur. Les Indonésiens comme beaucoup d’autres peuples asiatiques raffolent de ce fruit.

Les principales fêtes :Les fêtes les plus importantes et fêtées à travers presque tout l’archipel sont liées à la religion musulmane. Le calendrier musulman étant décalé par rapport au calendrier officiel, les dates changent chaque année. Le ramadan est le mois du jeûne entre le lever et le coucher du soleil. Sauf dans les endroits touristiques, beaucoup de restaurants sont fermés pendant la journée. Le Lebaran ou Idul Fitri : fête de fin du ramadan pendant 2 jours. Le pays est à l’arrêt, beaucoup d’Indonésiens rendent visite à leur famille, entraînant un exode massif des grandes villes vers la campagne.
Le 17 août est le jour de la fête nationale (anniversaire de l’indépendance). Les écoliers défilent dans les rues et sur les routes à travers toute l’Indonésie. Ne prévoyez pas de long transfert en voiture ce jour là pour éviter les embouteillages.
Mis à part ces fêtes qui concernent toute l’Indonésie, chaque région dispose de son propre calendrier. Il se passe tous les jours quelque chose : naissance, mariage, décès, fête du riz, célébration de tel ou tel événement historique local, inauguration d’un monument, etc.
En particulier à Bali où les fêtes religieuses et les crémations se succèdent tout au long de l’année et sont l’occasion de regroupements colorés et musicaux, de prières et de défilés. A Sulawesi également où les cérémonies funéraires prévoient le sacrifice de cochons, buffles et poulets.
Rares sont les fêtes auxquels les visiteurs étrangers n’ont pas le droit d’assister. Vous serez souvent accueillis comme des hôtes de marque, au pire ignorés.Les traditions :
Dans un pays aussi varié et riche, que ce soit par l’histoire, la culture ou la religion, les traditions règlent en partie la vie quotidienne des habitants. En voici quelques unes que vous pouvez être amenés à observer, et qui pourront vous aider à profiter pleinement de votre séjour.
La main gauche et la tête : c’est la main impure que les indonésiens utilisent pour aller aux toilettes. Ne rien donner ou recevoir avec cette main. Eviter de toucher la tête des gens, même de caresser la tête des enfants, car elle est le siège de l’âme.
Les enfants : ce sont les rois ! Tous les indonésiens adorent les enfants, les vôtres seront entourés et choyés, particulièrement s’ils ont les joues roses et les cheveux blonds.
Le sourire : les visiteurs étrangers le remarquent tous en arrivant, les indonésiens sourient tout le temps. Sourire sera pour vous un passeport et facilitera le contact avec les gens que vous rencontrerez.
L’hospitalité : les indonésiens sont très accueillants. Vous trouverez toujours quelqu’un pour essayer de vous aider, même si cette aide n’est pas toujours aussi efficace que vous pouvez le souhaiter ! Les indonésiens ne disent pas « client » en parlant des touristes étrangers, ils disent « hôte » (tamu).
L’art de dire non : les indonésiens prononcent rarement ce mot, pour ne pas peiner leur interlocuteur. On vous répondra « pas encore » ou « peut-être plus tard », ou par un sourire ou un hochement de tête. A vous d’interpréter ces nuances subtiles …
La pudeur : la nudité et les effusions ne sont pas de mise en public. Adaptez votre tenue vestimentaire et votre comportement, vous n’en serez que mieux accueillis.
Colère et ton de voix : hausser le ton, proférer des insultes, d’une manière générale se mettre en colère et le montrer sont choquants pour les indonésiens. C’est la marque d’un manque de savoir-vivre.
Ponctualité : cette notion très occidentale est vécue de manière élastique par les indonésiens, qui utilisent d’ailleurs sans jamais se fâcher le mot « jam karet » (heure élastique).
Retirer ses chaussures : il est d’usage de retirer ses chaussures avant d’entrer chez quelqu’un ou dans un endroit religieux.
Oboles, pourboires : en particulier dans les temples à Bali, pensez à glisser quelques billets dans la boîte prévue à cet effet. Les pourboires ne sont pas attendus dans les hôtels et restaurants, mais en donner à quelqu’un qui vous a aidé est apprécié. Attention toutefois à ne pas donner un pourboire à quelqu’un qui se considère comme socialement votre égal.
Marchander : vos vendeurs s’attendront à ce que vous négociez le prix. Avec force sourire et discussion, le marchandage est intéressant autant pour des raisons financières qu’humaines ! Attention néanmoins à ne pas trop mettre la pression uniquement pour gagner quelques dizaines de centimes.
Respect pour les aînés : les indonésiens montrent du respect envers leurs aînés (les enfants envers leurs parents, les adultes envers les anciens), qui leur doivent en retour protection et conseil.
N’hésitez pas à demander : un séjour de quelques semaines sera peut-être court pour comprendre toutes les subtilités du comportement en société. N’ayez crainte, les indonésiens sont très tolérants et sont rarement choqués par la manière d’être des visiteurs étrangers. En cas de doute, posez la question à quelqu’un qui parle anglais, le respect dont vous ferez ainsi preuve sera très apprécié.
Mis à part la capitale Jakarta, les principales villes d’Indonésie sont Surabaya, Bandung et Yogyakarta sur l’île de Java, Medan et Palembang à Sumatra, Balikpapan et Pontianak à Bornéo, Ujung Pandang  aux Célèbes. Citons également Denpasar, la capitale de Bali, même si le nombre d’habitants ne fait pas d’elle une ville importante.
A l’exception de Yogyakarta, les villes indonésiennes en elles-mêmes ont un intérêt touristique limité pour le visiteur étranger de passage. Elles sont plutôt le point de départ pour la découverte de sites et de paysages aux alentours.

Jakarta
Mégalopole de 14 millions d’habitants avec sa banlieue, la capitale ressemble à beaucoup de grandes villes dans les pays en voie de développement, dont elle partage les difficultés d’urbanisme, de pollution et d’embouteillages monstres.
Grand centre commercial, administratif et financier, Jakarta est une ville moderne, riche, avec de nombreux centres commerciaux modernes, des hôtels 5 étoiles, des restaurants, bars et boîtes de nuit. Mais le luxe y côtoie la misère, et l’exode rural y a attiré des millions de personnes qui vivent dans un état de sous-emploi voire de pauvreté, même si le développement économique des dernières décennies a permis l’émergence d’une véritable classe moyenne urbanisée.
Sur le plan touristique, Jakarta offre peu d’intérêt pour les visiteurs étrangers. Le nord de la ville, à l’endroit où se situait l’ancienne capitale hollandaise Batavia, offre quelques vestiges coloniaux, malheureusement peu mis en valeur. Citons le port de commerce de Sunda Kelapa, où des navires traditionnels en bois déchargent quotidiennement des marchandises de toutes sortes venant de l’archipel. Ainsi que l’archipel des Mille Iles, au large de Jakarta, où l’on peut passer quelques jours sur une île tranquille bordée de plages de sable blanc et faire un peu de plongée.
Bandung (Java)
Deuxième ville d’Indonésie avec plus de 3 000 000 d’habitants, Bandung est située en altitude et bénéficie d’un climat relativement frais. Beaucoup de hollandais y avaient élu domicile pour échapper à la chaleur étouffante de Jakarta, à 3de train. Connue mondialement pour avoir accueilli la Conférence des Pays Non-Alignés en 1955, c’est une ville universitaire, technologique et intellectuelle. Bandung était mondialement célèbre dans les années 20 et a conservé de cette époque une architecture Art Déco encore visible sur certains bâtiments du centre ville.
Bandung est entourée de volcans (Tangkuban Prahu, Papandayan), de sources d’eau chaude  et d’immenses plantations de thé, idéales pour de longues promenades.
Surabaya (Java)
Ville de 3 000 000 d’habitants, Surabaya est la 3ème ville et également le 2ème port maritime du pays. Elle est le point de départ pour aller aux Célèbes en bateau ou pour visiter le volcan Bromo, et une étape sur la route entre Jakarta et Bali. Surabaya compte la plus grande communauté chinoise du pays. Les quartiers arabes et chinois valent le détour si vous prévoyez de rester un ou deux jours.
Yogyakarta (Java)
C’est l’une des seules villes indonésiennes à mériter un séjour un peu prolongé. Ville royale depuis des centaines d’années, avec à sa tête une dynastie de sultans adulés par les habitants, elle abrite de nombreux centres d’intérêt. Le palais du sultan (kraton), un marché aux oiseaux, la mosquée souterraine, quelques musées, la rue Malioboro et ses commerces, les ateliers de batik et les innombrables boutiques d’artisanat et de décoration.
Véritable centre de la culture et du mystique javanais, Yogyakarta est réputée pour sa richesse intellectuelle (de nombreuses universités) et culturelle : danses et gamelan javanais, spectacles en plein air du Ramayana et du Mahabarata.
Et bien sûr, à quelques dizaines de kilomètres, on trouve le volcan Merapi, les temples de Borobudur (bouddhiste ) et Prambanan (hindouiste), la plage de Parangtritis au sud, baignée par l’Océan Indien.
Medan (Sumatra)
C’est la principale ville de Sumatra, située au nord de l’île au niveau de la Malaisie. Medan a toujours joué un rôle important sur le plan commercial. Peu de choses à voir dans la ville à part la Grande Mosquée et le Palais Maimoon, ancienne résidence des sultans de Medan,  si vous avez quelques heures à tuer. Medan est surtout le point de passage obligé pour visiter le magnifique pays des Bataks, population chrétienne du nord de Sumatra, dont la culture est très vivace et qui fournit à l’Indonésie de nombreux artistes, intellectuels et entrepreneurs : les orang outans de la réserve naturelle du Gunung Leuser et surtout le site naturel extraordinaire du Lac Toba, immense lac de cratère de 70 km de long situé à 900 m d’altitude, avec une île en son centre.
Makassar (Célèbes)
Les Indonésiens appellent aussi cette ville par son ancien nom d’Ujung Pandang. De tous temps ville de commerce, elle était une escale maritime obligée sur la route des îles aux épices, les Moluques, que convoitèrent les marchands portugais et hollandais.
Port de pirates et de marchands aventuriers, Makassar s’est considérablement assagie, mais les bateaux de commerce en bois des Bugis, peuple de marins du sud des Célèbes, sillonnent toutes les mers de l’archipel et assurent une bonne partie du commerce intérieur.
Makassar offre peu d’intérêt touristique, elle est la porte d’entrée pour le pays Toraja situé à environ 8 h de route plus au nord.
Denpasar (Bali)

La capitale de Bali est une ville de taille moyenne (600 000 habitants) à l’aune de l’Indonésie. C’est la capitale administrative et économique de l’île, qui est peu fréquentée par les visiteurs étrangers car elle offre peu d’intérêt touristique. Vous la traverserez sans doute en vous rendant des stations balnéaires du sud vers le centre le nord. Vous pouvez y faire une halte pour visiter le grand marché et le musée construits par les Hollandais.
Formalités (pour les ressortissants de la communauté européenne) :

Passeport en cours de validité (valable 6 mois au moins après la date de retour obligatoire) et titre de transport retour ou de continuité.

Pour les autres nationalités, se renseigner auprès de l’ambassade d’Indonésie ou du Consulat Général d’Indonésie.

Le Visa est obligatoire. Il peut s’obtenir à l’arrivée dans tous les aéroports et ports internationaux en Indonésie (« visa on arrival »), pour un séjour de 30 jours maximum (non reconductible sur place) et coûte 25 USD, ou 10 USD pour un visa de 7 jours.

Le visa peut également s’obtenir avant le départ auprès de l’ambassade d’Indonésie ou du Consulat Général d’Indonésie, le coût est supérieur et pour un séjour de 60 jours maximum.

Les pièces à fournir sont : passeport, 2 photos, billet d’avion ou attestation de réservation de  l’agence de voyages.  Il faut compter environ une semaine pour la délivrance du visa.
Aéroports internationaux :

Soekarno-Hatta à Jakarta ; Ngurah Rai à Bali ; Polonia à Medan ; Sam Ratulangi à Manado ; Tabing à Padang ; Juanda à Surabaya.
Ports internationaux :

Il s’agit des points d’entrée suivants : port de Batam ; port Belawan à Medan ; port Tanjung Priok à Jakarta ; port Tanjung Perak à Surabaya ; port Benoa à Bali ; port Sibolga au nord Sumatra ; port Jayapura en Papouasie.
Taxes aéroport :

Une taxe aéroport de 150.000 rupiah est perçue par les autorités aéroportuaires pour les voyages internationaux. Pour les trajets intérieurs, la taxe aéroport varie de 20.000 à 50.000 rupiah selon l’aéroport de départ.
Douanes :

Vous avez le droit d’introduire en Indonésie : 1 bouteille d’alcool, 200 cigarettes ou 100 grammes de tabac (on trouve des cigarettes blondes américaines très facilement, les brunes sont introuvables).

Sont interdits à l’importation : les stupéfiants, les armes et munitions, les postes de télévision, les appareils radios et radio enregistreurs de cassettes, tout document imprimé en caractères chinois et les médicaments chinois.

Il convient d’obtenir une autorisation préalable si l’on transporte un transmetteur émetteur, et les films de cinéma, et les vidéos cassettes doivent être examinées par l’Office de la Censure Cinématographique.

Il n’existe pas de restrictions quant à l’importation ou l’exportation de monnaies étrangères et de chèques voyage. Toutefois l’importation ou l’exportation de monnaie Indonésienne pour un montant supérieur de 50.000 à 100.000 rupiahs sont interdites.

Avertissement concernant la drogue: plusieurs mois de prison ferme pour consommation de drogue. La loi Indonésienne est très sévère pour les consommations de drogue.

L’attention des voyageurs est appelée sur le fait que la possession de quantités très faibles (0,2 g) de drogue (marijuana ou autre…) peut valoir la prison ferme pour plusieurs mois ou plus (jusqu’à quatre ans), ainsi qu’une très forte amende (plusieurs dizaines de milliers de dollars américains). Les contrôles de police sont effectués sur la voie publique, à la sortie des bars et boites de nuit, mais également, en cas de dénonciation, au lieu de résidence des personnes suspectées.
Santé :

Il n’y a pas vaccination obligatoire exigée. Si on a séjourné, dans les 7 jours précédant l’arrivée en Indonésie, dans un pays où sévit la fièvre jaune, on doit se soumettre à un examen sanitaire à l’arrivée (il n’y a pas de fièvre jaune en Asie). Néanmoins, il est préférable d’avoir une vaccination antitétanique, antipolio à jour. La vaccination contre l’hépatite A est conseillée.

Le traitement anti paludisme est impératif dans centaines d’îles d’Indonésie, comme Kalimantan (Bornéo), Sumatra, Sulawesi, Irian Jaya, Flores et Sumba.
Il n’y a pas de prévention absolue, il faut consulter avant partir les services spécialisés ou votre médecin traitant qui donnent les informations les plus actuelles sur le pays et sur les derniers médicaments mis au point.
Quelques conseils médicaux aideront à la préparation et au bon déroulement de votre voyage :

– La nourriture constituera un premier changement. Bien sûr, les hôtels et les restaurants où vous irez comportent un minimum de risques mais la plus simple modification du régime alimentaire, les repas plus copieux qu’à l’ordinaire, peuvent à eux seuls entraîner des troubles en dehors de toute infection. En dehors des hôtels ou des restaurants, ne mangez que des fruits dont vous enlevez vous-même la peau. Evitez soigneusement les épices trop forts.

– Pour le paludisme, il convient de se renseigner auprès de votre médecin traitant sur les meilleurs moyens de prévention à respecter.

– La protection de votre santé comporte aussi la mise à jour de vos vaccinations (nous conseillons vivement Tetanos et Polio). Le vaccin contre l’hépatite A et B peut être conseillé (demander l’avis de votre médecin).

– Le décalage horaire, la chaleur, le changement des habitudes peuvent occasionner de la fatigue, voire quelques difficultés d’adaptation ou de récupération. Mieux que tout autre médicament « stimulant », le repos et le sommeil restent les meilleurs remèdes pour garder la forme.

– Par prudence, il est nécessaire de se protéger des piqûres de moustique (jour et nuit).
Médicaments à emporter (exemples) :

– Intetrix, Immodium, Ercéfuryl (sur ordonnance) : pour les diarrhées et également un médicament contre la constipation.

– Désinfectant intestinal.

– De quoi soigner un rhume et maux de gorge (attention à l’air conditionné).

– Aspirine (on peut aussi en trouver sur place dans les « Apotik » (pharmacie) ou les drugstores des grands hôtels).

– Antiseptique pour les plaies.

– Produit anti-moustique genre « pick-out » ou « off » et pourquoi pas une plaquette vapona.

– Vitamine C.

– Une bonne crème solaire.
N’oubliez surtout pas vos médicaments habituels en quantité suffisante pour la durée de votre voyage.
Assurance :

Il est indispensable d’avoir une Assurance de type « Assistance » comprenant le rapatriement en cas de maladie, ou de décès et l’assistance maladie.
Courant électrique :

Il est de 110 et de 220 volts. Les prises sont de type européen, mais prévoir d’un transformateur et un adaptateur universel.
Heure Locale :

L’Indonésie occupe trois fuseaux horaires. En hiver, lorsqu’il est midi à Paris, il est :

–    18h à l’ouest du pays (Sumatra, Java,  Kalimantan)

–    19h au centre du pays (Bali, Lombok, Sulawesi)

–    20h à l’est du pays (Maluku et Irian Jaya)

En été : 1heure en moins.
Horaires d’ouverture :

On se lève et se couche tôt en Indonésie. Les bureaux sont ouverts du lundi au samedi.

Les bureaux des sociétés privées sont ouverts de 8h à 16h ou de 9h à 17h, et les bureaux administratifs ouvrent de 8h à 15h du lundi au jeudi, de 8h à 11h30 le vendredi, et de 8h à 14h le samedi.

Les heures d’ouverture des banques sont les suivantes: de 8h à 12h du lundi au vendredi et de 8h à 11h le samedi. Certaines banques dans les hôtels ont des heures d’ouverture plus longues.

Les marchés commencent encore plus tôt est se terminent souvent vers 14H00.

Il faut faire attention le vendredi, tous les bureaux et offices ferment à 11 heure pour la prière.
Poste :

Le courrier est lent (comptez au moins deux semaines des grandes villes vers l’Europe). Le prix de l’affranchissement varie d’une île à l’autre. On trouve des timbres dans tous les bureaux de poste, mais aussi dans tous les grands hôtels. Une carte postale met en moyenne 9 jours pour la France et coûte environ 9000 RPS.

Il existe des services de courriers rapides tels que DHL et Fedex.

Le fonctionnement du fax, du téléphone et d’internet est excellents.
Téléphone :

Depuis la France vers l’Indonésie :

Composer le 00 + 62 (indicatif de l’Indonésie) + l’indicatif de la ville

(Jakarta 21, Bali 0361, Lombok 0370, Yogyakarta 027, Surabaya 031)

Depuis l’Indonésie vers la France :

Composer le 00 + indicatif du pays (33 pour la France) + Indicatif régional (sans le 0) et le numéro de l’abonné.
Internet :

Les cybercafés « warnet » sont disponibles dans les grands villes touristiques.
Change :

Les taux de change sont variables d’une ville à l’autre.

1 Euro = environ 12.400 Rupiah indonésien (IDR)

1 USD = environ 9.300 Rupiah indonésien (IDR)
Langues :

La langue nationale est le Bahasa Indonésia. L’anglais est très répandu dans les sites touristiques, mais

l’usage du français n’est pas encore très répandu.
Adresses utiles :L’ambassade d’Indonésie en France : 47/49, rue Cortembert. 75016 Paris. Tél : 01.45.03.07.60

Fax : 01.45.04.50.32.

Consulat Général : 25, boulevard Carmagnole. 13008 Marseille. Tél : 04.91.23.01.60.

Fax : 04.91.71.40.32

Les autorités françaises en Indonésie :

Ambassade de France en Indonésie : 20 Jalan MH Thamrin – Jakarta-Pusat

Tél: (00 62 21) 235 576 00 – Fax : (00 62 21) 235 576 01

Email : http://www.ambafrance-id.org[email protected]
Soins médicaux à Bali :

BIMC Medical Centre (Global Doctor), Jalan Simpang Siur – Jalan Bypass Ngurah Rai 100x

Kuta 80361 – Bali. Tél : 0361-761263 (24h/24) – Fax : 0361-755035

Clinique SOS AEA : Jalan Bypass Ngurah Rai 24x. Kuta 80361 – Bali

Tel : 0361-755768 (urgence) et 764 555 (administratif) – Fax : 0361- 764530
Soins médicaux à Jakarta :

SOS International AEA : Jalan. Puri Sakti 10. Cipete Selatan Tél : 750 59 80 (RV)

Tél : 750 60 01 (urgence) – 750 59 73 (administratif)

Les cabinets médicaux sont des centres avec des équipements modernes et complets. Ils comprennent des médecins de spécialités différentes (généralistes, pédiatres, ORL, gynécologues, dermatologues…). La plupart des médecins parlent anglais ou hollandais, très peu parlent français.
Bagages et vêtements :

Munissez vous d’une valise résistante et ne vous chargez pas trop. Vous avez droit à 20kgs par personne à l’aller comme au retour.

Le supplément bagages coûte cher.

Il fait très chaud en Indonésie, mais frais en montagne, et froid dans les avions, les bus, les trains, les magasins et les hôtels climatisés.

Les vêtements en coton de couleur claire sont recommandés. Prévoir un grand foulard (paréo) qui sera utile lors des visites de temples à Bali.

Si vous craignez la climatisation, n’oubliez surtout pas un pull léger et passe-partout. Emportez le minimum de choses, sur place vous pourrez vous procurer des T-shirts, pantalons, robes, chaussures de sport et des vêtements de coton pas chers et amusants. Marchandez un peu, insistez 2 ou 3 fois. Souriez si le marchand refuse.
Photos et films :

Les pellicules papier se trouvent facilement dans les grandes villes touristiques. Les films sont plus chers qu’en France, mieux vaut partir avec votre stock. Avec les appareils photo numériques, nous n’aurez qu’à vous soucier des piles ou de votre chargeur.

Les gens se laissent photographier sans arrière pensée. Au moindre doute, demandez la permission.

Ne pas hésiter à leurs demander nom et adresse pour leur envoyer une copie du cliché.
Achats :

Les achats tournent autour de trois grands matériaux : le tissu, le bois et la pierre.

Attention, ne soyez pas dupe de ce qui est appelé « antiquités ». Sauf cas exceptionnels, les objets n’ont pas plus de cinquante ans.

L’artisanat est très riche et bon marché. Les meilleurs endroits sont Yogyakarta et Bali.

N’hésitez pas de marchander. Commencez au quart du prix demandé et ne cédez qu’à 25 à 45 Rp de plus à la fois. Ne jouez pas les pressés, les commerçants ont leur temps.
Pourboires :

Il est d’usage de donner l’équivalent d’1 USD par jour et par personne au guide et au chauffeur (soit l’équivalent de 2 USD par jour).
Boissons :L’eau du robinet n’est pas potable.

La chaleur aura tendance à vous faire vous précipiter sur des boissons capsulées (type Coca Cola) bien glacées : ce n’est pas la meilleure idée. Vous risquez des diarrhées et vous aurez encore plus soif.

A part l’eau minérale qu’on trouve absolument partout, la boisson la plus indiquée avec la chaleur et le genre de cuisine assez pimentée, est le thé « sans sucre » (tidak manis), chaud ou glacé.

Le café, de production locale, est plus ou moins bon selon les îles (les arabica à Sulawesi et Bali, et la majorité des robusta à Sumatra).

Pour ces deux boissons, toujours demander « sans sucre » (tidak pakai gula) et de sucrer à votre convenance, sinon on vous les apportera archi-sucrées.
Coutumes et Savoir vivre :
Un voyage en Indonésie est assez facile et certains endroits comme Bali sont tellement facile à appréhender que l’on a vite tendance à croire que tout est permis même des attitudes qui n’ont rien de provoquant à priori.
Voici quelques attitudes à éviter :
– Discuter avec les mains sur les hanches car cela signifie que vous défiez votre interlocuteur ou voulez vous battre avec lui.

– Montrer une personne avec l’Index, préférer le pouce ou la main toute entière.

–  S’asseoir par terre, la plante des pieds tournée vers votre interlocuteur.

– Montrer de l’affection en public comme s’embrasser, s’enlacer ou danser très près.

– Pénétrer dans un temple balinais sans Sarong autour de la taille, ou jambes et bras nus dans une mosquée. Dans les deux cas, ôter vos chaussures.

– Manger, donner ou prendre quelque chose de la main gauche considérée comme impure.

– Demander du sel ou du poivre, ce qui signifierait que le cuisinier n’a pas été à la hauteur de votre exigence culinaire.

– Demander son chemin à quelqu’un qui l’ignore. Les indonésiens préfèrent vous faire perdre du temps plutôt que de dire qu’ils ne savent pas.

– Donner de l’argent aux rares mendiants.

Il est important de respecter la vie des indonésiens, cela signifie ne pas prendre des photos sans demander l’autorisation des photographiés ou des propriétaires des biens photographiés. Il est interdit de photographier les bâtiments publics. Ne pas photographier les cérémonies, les crémations et les prières.
Il faut surtout :

– Demander l’autorisation avant de pénétrer dans un lieu de culte.

– Répondre au « Hello miss ou Mister » que l’on vous adressera régulièrement.

– Retirer ses chaussures quand on rentre dans la maison de quelqu’un.

– Se maintenir à distance du centre des cérémonies.

– Etre patient et toujours souriant. Les indonésiens sont accueillants et souvent prêts à vous aider. N’oubliez pas que vous voyagez et que le temps s’arrête de temps en temps en Indonésie.

– Quelque soit la situation, n’hésitez pas à demander aux gens ce que vous devez faire pour ne pas les froisser.
Quelque soit le pays, il est important de respecter les coutumes locales et de s’informer de celles-ci durant les multiples expériences que vous vivrez.

Categories: Asie, Iles, Indonesie

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